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Charles de Gaulle

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La première guerre mondiale
Né à Lille le 22 novembre 1890, de Gaulle débute sa carrière dans l'armée où il se fait connaître par ses bons résultats et sert sous les ordres du colonel Philippe Pétain dont il écrira plus tard dans ses mémoires : "Mon premier colonel, Pétain, m'a enseigné l'art du commandement".

Au cours de la Première Guerre mondiale, de Gaulle entre en action dès le début. Il est blessé à plusieurs reprises et promu capitaine. En 1915, il reçoit la Croix de guerre pour sa bravoure dans les tranchées.

Finalement, il est fait prisonnier le 2 mars 1916 à la bataille de Verdun et passe le reste de la guerre comme prisonnier. Il tente toutefois de s'évader à cinq reprises avant d'être transféré dans une prison de haute sécurité. Ayant appris l'allemand à l'école, il utilise son temps pour lire les journaux allemands et écrire son premier livre - Discorde Chez L'ennemi.

L'entre-deux-guerres
Après la Première Guerre mondiale, de Gaulle sert dans une mission militaire française en Pologne et participe à la guerre de la Pologne contre la Russie en 1920. Il reçoit la plus haute distinction militaire polonaise pour ses exploits.

En 1937, il est promu colonel et prend le commandement du 507e régiment de chars. Il travaille à nouveau avec le maréchal Pétain, mais les relations sont difficiles.

De Gaulle commence à s'intéresser aux relations entre le gouvernement et l'armée, développant ses idées sur la stratégie militaire. Il noue des contacts avec des personnes importantes, dont Paul Reynaud, qui deviendra plus tard Président du Conseil pendant la Seconde Guerre mondiale.  De Gaulle devient célèbre en France et écrit quatre autres livres.

La Seconde Guerre mondiale
Au début de 1940, De Gaulle cherche une place dans le gouvernement de Reynaud, mais au moment de l'offensive allemande de mai 1940, il est à la tête d'une division blindée. Malgré quelques succès, il ne parvient pas à avoir un impact significatif sur l'avancée allemande. Il est cependant promu au grade de général de brigade.

Au début du mois de juin 1940, Reynaud confie à De Gaulle son premier poste au gouvernement, le Secrétariat d’Etat à la Guerre et à la Défense Nationale. Lors des réunions auxquelles Churchill assiste, il semble impressionné par l'esprit combatif de De Gaulle par rapport aux autres dirigeants français de l'époque.

Le 17 juin, De Gaulle quitte la France et s'envole pour Londres, en désaccord avec le gouvernement du Maréchal Pétain qui signera le 22 juin la soumission à l’Allemagne nazie. Le 18 juin, De Gaulle prononce son désormais célèbre "Appel du 18 juin 1940". Cette émission est plus connue aujourd'hui qu'elle ne l'était à l'époque - du moins en France où très peu de gens l'ont entendue.

Peu de temps après, le 28 juin, le gouvernement britannique reconnaît De Gaulle comme chef des Français libres, bien qu'il soit loin de faire l'unanimité parmi les dirigeants britanniques et français. En effet, le régime de Vichy le condamne à quatre ans d'emprisonnement, puis à la mort en cour martiale. Pétain, alors Président du Conseil, et De Gaulle ont des vues très différentes sur l'avenir de la France. L'attaque britannique contre la flotte française à Mers el-Kebir le 3 juillet 1940 n'arrange pas les choses, mais les Britanniques ont accepté de financer la France libre, bien que ce soit sous la forme d’une dette à rembourser après la guerre.

De Gaulle entreprend alors d'organiser les forces françaises libres, en lien avec la Résistance en France.

De Gaulle et Churchill
De Gaulle peut se montrer autocratique et dur et ses relations avec Churchill sont souvent difficiles. On raconte que plus tard dans la guerre, Churchill voulait écarter De Gaulle, dont le président américain Roosevelt se méfiait. Les Américains n'avaient guère confiance dans la sécurité des codes français et limitaient donc les informations transmises aux Français libres. Le principal centre d’intérêt de De Gaulle est la France et son indépendance. Il craint également que les Britanniques ne souhaitent mettre la main sur les colonies françaises.

Cependant, il faut se rappeler qu'en 1940, c'est Churchill qui a reconnu et financé De Gaulle en tant que chef des Français libres, contre la volonté de nombreux membres du gouvernement britannique. Après la libération de la France, Churchill est chaleureusement accueilli à Paris. Il semblerait que, si De Gaulle n'avait pas confiance dans les intentions britanniques, il reconnaissait que, sans la détermination des Britanniques, et en particulier de Churchill à poursuivre le combat, la guerre n'aurait pas pu être gagnée et la France n’aurait pas pu retrouver sa place sur la scène internationale.

L'après-guerre
De Gaulle, à la tête d'un gouvernement provisoire, a la difficile tâche de gouverner la France après sa libération. Plusieurs groupes politiques différents cherchent à prendre le pouvoir en France ; de nombreux Français sont encore prisonniers ; les collaborateurs sont durement traités ; et il faut gérer les conséquences du régime de Vichy.

En novembre 1945, De Gaulle est élu chef du nouveau gouvernement, avant de démissionner en janvier 1946. Il restera hors du pouvoir jusqu'en 1958.

Confrontée à de graves problèmes en Indochine et en Algérie, la France est en difficulté, peut-être au bord de la guerre civile. De Gaulle est à nouveau appelé à être chef d'État avec pour mission de remplacer la Quatrième République et de créer une présidence dotée de pouvoirs importants.

En 1958, un référendum donne naissance à la Cinquième République et De Gaulle est élu président.

1968
Les événements de 1968, qui constituent une histoire à part entière, causent la perte de De Gaulle. En 1969, il démissionne à la suite du rejet d'un référendum visant à réformer le Sénat et les collectivités locales. De Gaulle est alors impopulaire. Son caractère distant et sa politique ne conviennent plus à la nouvelle ère et il est temps pour lui de partir.

La marque de de Gaulle sur la France est encore perceptible aujourd’hui. Reste la cinquième République et la puissante présidence ; la réconciliation entre la France et l’Allemagne ; la fin de la guerre d’Algérie et la décolonisation ; l’investissement de la France dans la bombe atomique afin de faire partie des puissances nucléaires, puis le développement considérable du nucléaire civil, plus important que dans tous les pays voisins.