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Légende de Ver-sur-Mer



Né au 7 ème siècle en notre belle Normandie, Gerbold partit en Angleterre où il fut employé auprès d’un duc fort riche et puissant.
Gerbold était un homme jeune et bon qui se fit remarquer par la pureté de son âme et la droiture de sa vie et sa conduite.
La jeune duchesse, sans doute un peu délaissée, le remarqua elle aussi et s’intéressa à lui pour d’autres motifs. Gerbold offusqué repoussa les avances de la dame qui en prit ombrage et alla se plaindre à son mari prétextant que Gerbold avait voulu faire d’elle son amante. Le duc outré, jugea séance tenante et condamna Gerbold à la noyade. 
 Un bateau conduisit l’infortuné au large après lui avoir attaché au cou une pierre de moulin en granit. Il fut jeté sans ménagement à la mer. Mais la pierre ne coula pas, flotta et se transforma instantanément en radeau sauvant ainsi la vie de Gerbold. Les marins effrayés firent demi tour et s’enfuirent toutes voiles dehors vers le rivage.La mer a elle aussi ses caprices, et au lieu de repousser Gerbold vers la côte anglaise, l’entraîna vers le large. Après de longues heures il arriva en vue d’un rivage qui lui était totalement inconnu. Habitué aux roches de Cornouailles il découvrit un paysage verdoyant qu’il admira beaucoup en s’exclamant « Dieu que c’est vert, Dieu que c’est vert !. 

Ayant accosté sur notre plage il longea la rivière Provence et sous ses pas des fleurs s’ouvraient à son grand émerveillement, alors qu’on était en février. C’est ainsi, dit la légende, que notre village s’appela VER. La chose se sut vite sur nos rivages et les gens venaient de partout pour approcher cet homme béni de Dieu qui s’était installé au bord de la Provence près d’une source qui guérissait la dysentrie. Hautement considéré par tous cet ermite distingué et guérisseur devint évêque de Bayeux. 
Le temps passa, Gerbold prodiguait les sermons mais aucun miracle ne vint égayer la région. Un jour des marins d’Angleterre échoués sur nos terres racontèrent l’histoire connue outre Manche et à nouveau Gerbold fût accusé de tous les maux et chassé de son poste d’évèque de Bayeux. 
Ecoeuré le pauvre homme jeta son anneau sacerdotal dans la mer et partit comme un ermite se réfugier dans les terres, où dit on, il soignait par la prière ceux qui étaient atteints de dysentrie . 
Après son départ de Bayeux, les bayeusains peu reconnaissants furent atteints eux aussi de cette terrible maladie. Ayant appris qu’il obtenait des résultats dans ce domaine , ils s’en furent bien repentants, lui demander pardon et le prier de revenir pour les soigner. Pour obtenir son pardon ils lui apportèrent des poissons ramenés par nos pêcheurs. Il accepta de réfléchir et en dégustant l’un des poissons il retrouva son anneau d’évêque. Il reçut cela comme un signe divin et accepta de revenir à Bayeux. Il mourut en l’an 695 et fut béatifié par la suite.Dans toute la Normandie on connaît cette légende et les malheureux qui souffrent de maux intestinaux vont prier Saint Gerbold partout où c’est possible comme par exemple à Brécey dans la Manche ou à Sartilly ou à la Chapelle aux moines dans l’Orne. A Brécey il y a même une source Saint Gerbold qui existe toujours mais n’est plus accessible. A Petit Celland, où l’on est sûr qu’il est né dans une ferme du village, on fait encore dire des messes. Il est ainsi fêté le 7 Décembre jour de la Saint Ambroise.


Bas relief de l’église représentant Saint Gerbold abordant à VER.


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